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Les poissons de Wallonie

Barbeau

L'intérêt de sa pêche 

C'est un des poissons les plus excitants à pêcher au coup.

Il est puissant et sa défense est très dynamique. Les gros peuvent se pêcher aux leurres.
Poisson d'eau vive et de fond par excellence, le barbeau fluviatile a une tête conique et un corps élancé, couvert de petites écailles dorées.
Les nageoires anale et pelviennes sont orangées.
Dans les fleuves, il n'est pas rare de capturer des sujets de 80 centimètres et plus.
Mais la moyenne est de 30-50 centimètres pour 1 à 3 kilos.
D'un naturel grégaire, les barbeaux vivent en groupes, parfois constitués de plusieurs dizaines de poissons.

Répartition et habitat

Le barbeau a donné son nom à la zone des rivières de plaine qui fait le lien entre la zone à ombre (amont) et la zone à brème (aval).

Excepté la Corse et quelques départements bretons et normands, il est présent partout, sur les fonds caillouteux et sableux des grandes rivières et des fleuves.
Le froid venu, il se réfugie dans les fosses profondes pour hiverner.

Reproduction 

Entre avril et juin, les barbeaux se regroupent dans les eaux rapides.
Les femelles déposent les œufs sur les fonds de galets où ils se collent , en plein courant.
La tête des mâles est alors ornée de boutons nuptiaux.

Alimentation 

Poisson fouisseur, le barbeau se nourrit sur le fond, en soulevant les cailloux, de larves, vers, mollusques, crustacés (gammares, petites écrevisses) ainsi que de végétaux et de poissonnets.

Sa bouche infère (placée sous la tête) pourvue de lèvres épaisses et de quatre barbillons est bien adaptée à sa recherche de nourriture.
Le barbeau se pêche entre avril et octobre, surtout au crépuscule et pendant la nuit.
Que l'on choisisse la technique au coup ou à la posée, il faut s'équiper d'un matériel léger ou mi-lourd et il est indispensable d'avoir prospecté les environs au préalable, afin de repérer les bons postes, le barbeau aime particulièrement les tronçons à courant soutenu mais proches de zones plus calmes.
Pour optimiser ses chances, il faut en outre savoir que le barbeau apprécie également les turbulences formées derrière des obstacles, on est donc pratiquement sûr de trouver des barbeaux près de rochers et d'une végétation aquatique abondante.
Intéressantes sont également les eaux à proximité de barrages ou de turbines hydrauliques.
Un autres détail concernant les mœurs du barbeau revêt une certaine importance, ce poisson évolue la plupart du temps à de grandes profondeurs.
Il est conseillé d'éviter les herbiers et de vérifier si l'appât touche le fond.

Ablette

L'ablette, "Cyprinidés des Eaux Vives"

Avec son corps effilé, son dos bleu vert, ses écailles brillantes et nacrées, ses nageoires grises et cette bande aux reflets d'émeraude sur ses flancs, l'ablette est un joli petit poisson, qui vit en bancs serrés, patrouillant sans cesse dans les courants près de la surface, en quête de nourriture.

Et c'est comme un nuage d'argent qui passe.
Sa taille adulte varie entre 6 et 12 centimètres, pour une cinquantaine de grammes. il lui faut des rivières larges, de vastes étangs et pas trop de végétation aquatique.

Répartition et habitat

L'ablette est présente à peu près partout en France, sauf en Corse et dans le Finistère.
Malgré sa prédilection pour les eaux claires des rivières et des lacs, on la trouve aussi dans certains fleuves et canaux.

Reproduction

Entre avril et juin, les femelles se rapprochent des rives pour y déposer leurs œufs dans la végétation aquatique.
En parure nuptiale (nageoires orangées et tête couverte de tubercules) les mâles les fécondent en répandant leur laitance dessus.

Alimentation

L'ablette a la bouche orientée vers le haut ; c'est pour mieux s'alimenter dans les courants (en larves, gammares, graines, débris) et bien sûr pour gober les insectes en surface, tout comme la truite.

L'ablette se pêche entre mars et août, mais surtout en plein été, à la posée avec un montage ultra léger, juste au-dessus de la surface de l'eau.
Les plus expérimentés savent qu'on l'attire mieux en dispersant de la nourriture au préalable autour du poste.
Comme il s'agit d'un poison aucunement farouche, il mord très facilement, autrement dit, la pêche de l'ablette est recommandée aux débutants qui peuvent ainsi s'entraîner progressivement à ce loisir sans craindre de rentrer bredouille.

L'ablette spirlin

L'ablette spirlin (Alburnus bipunctatus) vient de l'Est et s'acclimate petit à petit.
Présente en Wallonie, elle vit dans le même milieu et se pêche de la même manière que sa proche cousine l'ablette commune.

Les pêcheurs l'utilisent souvent comme vif. 

Anguille

L'intérêt de sa pêche

Traditionnelle dans de nombreuses régions, la pêche de l'anguille se pratique surtout le soir, avec une autorisation spéciale après le coucher du soleil.

Le corps serpentiforme, recouvert d'une peau épaisse et visqueuse, le dos brun-verdâtre et les flancs jaunes, l'anguille est à la fois capable d'onduler dans l'eau avec une grande agilité et de se déplacer hors de l'eau, sur de courtes distances, notamment quand elle doit contourner des obstacles sur le trajet de sa migration.
Elle passe de 8 à 15 ans en eau douce.
Elle mesure en moyenne 50-60 centimètres (comme souvent chez les poissons, les femelles sont plus grosses) pour 500 grammes à 2,5 kilos.

Une anguille d'un mètre et plus, c'est assez courant.

Répartition et habitat

 Cachée dans la journée, là où un obstacle ou un trou peut l'abriter, en rivière, en fleuve, en plan d'eau ou en eau saumâtre, elle est présente partout en France, mais ses populations sont en nette régression, victimes notamment des barrages qui la bloquent et d'un parasite qui compromet sa reproduction.

Reproduction 

 Arrivée à maturité, son corps s'argente ; elle dévale vers la mer.

Car à l'inverse des autres poissons migrateurs, qui se reproduisent en eau douce, l'anguille se reproduit, mystérieusement, dans les grands fonds de la mer des Sargasses où disparaissent tous les géniteurs.
Appelées leptocéphales (feuilles de saule), les larves qui naissent sont apportées sur nos côtes par les courants marins.
Elles mesurent 6 mm.
A l'approche des estuaires elles se transforment en civelles (ou pibales).
Ces alevins transparents d'un tiers de gramme, ayant une haute valeur gastronomique, sont sur-pêchés et braconnés dans les estuaires, ce qui met l'espèce en péril.

Alimentation 

Fuyant la lumière l'anguille se nourrit surtout la nuit, de vers, de larves d'insectes, de sangsues, d'écrevisses et de petits poissons, car l'anguille est un carnassier pourvu de dents.

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