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Les poissons de Wallonie

Ombre Commun

L'intérêt de sa pêche

Il mord aux appâts naturels mais c'est surtout à la mouche, et notamment à la nymphe, que les pêcheurs sportifs le recherchent.

Comme les salmonidés, auxquels il a longtemps été rattaché, l'ombre possède une nageoire adipeuse mais son attribut le plus remarquable, c'est sa longue et haute nageoire dorsale : teintée de pourpre et de mauve, elle lui vaut le noble surnom de porte-étendard.
Ses grandes écailles brillantes, ornées de points noirs, lui font une robe superbe.
Sa bouche est petite, orientée vers le bas et garnie de petites dents.
L'adulte mesure 30 à 40 centimètres pour 500 à 750 grammes.
Les plus gros dépassent les 50 centimètres pour 2 kilos.

Répartition et habitat

Il a donné son nom à la zone de rivières larges à fort courant et lit de galets, entre la zone à truites et la zone à barbeaux ; rivières dans lesquelles il apprécie de trouver des fosses profondes.
Assez peu implanté en France, on le trouve surtout dans les bassins du Rhin, du Rhône et de la Loire, ses rivières favorites étant la haute Seine, la Dordogne; le Doubs, la Loue et les Sorgues en Vaucluse.

Reproduction 

Le frai débute en mars, sur des gravières en eau peu profonde.

Le mâle se frotte à la femelle, l'incite à déposer ses œufs et les arrose de sa laitance.
Une femelle produit 7000 à 8000 œufs par kilo de son poids, et les recouvre de graviers. Le jeune ombre est appelé un ombret.

Alimentation 

 A son menu, des vermisseaux, des larves aquatiques, des petits crustacés (gammares) et, pour les plus gros, des alevins.

Loche

L'intérêt de sa pêche

C'est toujours une surprise d'en capturer une

Le corps est très allongé avec une ligne dorsale et ventrale rectiligne.
La bouche est pourvue de 6 barbillons.
La couleur de la robe peut varier d'un sujet à un autre mais on retrouve toujours ces petites taches sombres formant des lignes longitudinales.
Le dos et les flancs sont brunâtres et le ventre jaunâtre ou blanchâtre.
Le Cobitis taenia posède une épine oculaire bifide pouvant se replier dans une fente de la joue.
Les Loches ont un double système respiratoire.
Le premier effectué grâce à leurs branchies leur permettant de respirer l'air dissout dans l'eau; le deuxième, basé sur leur tube digestif, vient en complément.
De temps en temps, ces poissons expulsent des bulles de gaz par l'anus.

Répartition et habitat

La loche franche fréquente le même habitat que la truite ou l'ombre : les eaux claires, les petits cours d'eau à courant rapide présentant un fond de sable ou de pierres et riche en végétation.
Elle est présente en Europe centrale et occidentale, du nord de l 'Espagne jusqu'au sud de la Suède.
La loche franche est absente du sud de l'Italie. 

Reproduction 

Le période de reproduction a lieu entre avril et juin.
Durant cette période, le dimorphisme sexuel s'accentue : le deuxième rayon des nageoires pectorales est plus long et plus large chez le mâle.
Pendant la ponte les rayons compris entre le deuxième et le sixième rayon des nageoires pectorales se couvrent de tubercules.
Les œufs sont disposés sur des fonds de graviers, de sable ou de végétaux.

Alimentation 

La loche est carnivore, c'est un prédateur opportuniste.
Elle se nourrit, pendant la nuit, de petites proies animales : crustacés, larves d'insectes, vers, mollusques et parfois œufs de poissons.

Hotu

L'intérêt de sa pêche

Ce poisson lunatique se pêche au coup.
Lorsqu'il daigne mordre, il permet de réaliser de très belles bourriches.

Poisson de fond typique, le hotu est couvert d'écailles brillantes ; son dos est teinté de gris bleu ou de brun ; certaines de ses nageoires sont orangées.
Très particulière, sa bouche a des lèvres cornées à bord coupant.
Adulte, le hotu mesure entre 25 et 50 centimètres pour un poids de 200 grammes à 2 kilos.

Répartition et habitat

Son domaine, c'est les cours d'eau larges, à courant rapide et fonds caillouteux du Nord-Est de la France, des bassins du Rhône, de la Saône et de la Loire.
Poisson grégaire, il se déplace en bancs de plusieurs centaines de sujets.

Reproduction 

Entre février et avril, les géniteurs gagnent les hauts-fonds de graviers.
Chaque femelle y pond environ 100 000 œufs. 

Alimentation 

Contrairement à la légende selon laquelle il ravage les frayères des autres espèces de poissons qu'il côtoie, le hotu n'est pas si nuisible mais, se nourrissant d'algues et de mousses qu'il racle sur les fonds, il lui arrive aussi d'ingurgiter au passage quelques œufs de poissons. 

Lamproie de Planer (Lampetra planeri)

L'intérêt de sa pêche

La lamproie de Planer se caractérise par un corps nu anguilliforme recouvert d'une peau lisse sans écaille sécrétant une forte quantité de mucus.
Elle est de couleur bleu-vert, avec les flancs jaunes et le ventre blanc.

Elle mesure en général de 12 à 20 cm pour un poids de 2 à 5g.
Elle se distingue par une bouche sans mâchoire mais pourvue d'une ventouse, et par l'absence de nageoires paires.
D'autre part les nageoires caudales et dorsales sont en contact.
Les orifices respiratoires, ou spiracles, sont toujours au nombre de sept et à chacun correspond une poche branchiale en forme de sac.
Les lamproies absorbent et rejettent l'eau par les spiracles, du moins au stade adulte, grâce à de rapides contractions des sacs branchiaux. L'absorption de l'eau par la bouche est rare.

Cette espèce présente un dimorphisme sexuel, le mâle étant plus petit que la femelle en général.

La lamproie de Planer est un écotype à développement strictement fluvial de la lamproie de rivière. (Leurs codes génétiques sont identiques.)

Répartition et habitat 

Lampetra planeri, espèce très proche de la lamproie fluviatile (Lampetra fluviatilis), possède la même distribution géographique.
Vivant uniquement en eaux douces, elle est présente dans les cours d'eau et occasionnellement dans les lacs au Nord-ouest de l'Europe.
Sa distribution s'étend de l'Europe de l'Est et du Nord jusqu'aux côtes italiennes et portugaises.

Reproduction 

Une unique reproduction : la reproduction s'effectue au printemps, principalement pendant les mois d'avril et de mai, pour une température comprise entre 8 et 11°C.
La période de frai est donc variable à cause de la température et peut s'étaler de février à mai.
La maturité sexuelle est atteinte à partir d'une taille de 9-15 cm.

Les femelles construisent un nid de forme ovale, de 4 à 10 cm de profondeur en fonction du nombre de participants à sa construction.
Jusqu'à 30 individus peuvent se reproduire sur un même nid.
Le mâle s'enroule alors autour de la femelle qui est fixée sur le fond grâce sa ventouse.
Les œufs fécondés tombent au fond du nid où ils s'enfoncent dans les sédiments.
La fécondité est assez élevée avec 440 000 ovules/kg de poids vif.
Après la reproduction les adultes meurent, ceux-ci ne se reproduisent qu'une seule fois au cours de leur vie.

La phase larvaire : la lamproie de Planer se caractérise par une phase larvaire longue, de 5 à 6 ans.
Quelques semaines après la reproduction, les larves ou ammocètes éclosent, elles ne mesurent alors qu'un centimètre et vont s'enfouir dans les sédiments où elles vont se développer.
Pendant cette période, les larves sont très vulnérables.
En effet, beaucoup de jeunes larves sont retrouvées dans les contenus stomacaux des truites farios, quelques semaines après le frai (Tronche, 2000).
Au contraire, la mortalité est relativement basse pendant le reste de la vie larvaire.

Sa bouche en forme de fer à cheval étant dépourvue de dent, elle piège sa nourriture présente dans les sédiments ou apportés par le courant, grâce au mucus de son pharynx.
Les diatomées (algues bleues) et les détritus organiques constituent la principale nourriture des larves, mais elles peuvent occasionnellement consommer des protozoaires, nématodes ou rotifères.
La larve est totalement aveugle pendant cette période.

La métamorphose : le passage du stade larvaire à l'adulte (métamorphose) dure généralement 3 à 10 mois et a lieu à l'automne.
Plusieurs modifications morphologiques et physiologiques sont à noter :
- les organes génitaux augmentent de volume.
- le système digestif s'atrophie, empêchant toute prise de nourriture.
- la nageoire dorsale se développe et change de forme.
- les femelles acquièrent une nageoire anale.
- les yeux deviennent fonctionnels.

Grémille

L'intérêt de sa pêche

C'est un vif apprécié des carnassiers.

On la surnomme la perche goujonnière, à cause de sa double ressemblance.
Un corps tacheté de points noirs, une tête massive avec de gros yeux, une longue nageoire dorsale à rayons épineux… difficile de ne pas reconnaître la grémille.
Adulte, elle mesure une quinzaine de centimètres.

Répartition et habitat

Venue d'Europe centrale par les canaux, elle est signalée dans tous les bassins hydrographiques.
En eaux calmes, profondes et fraîches, elle aime le temps couvert et vit en bancs serrés.

Reproduction 

Au printemps elle dépose, comme la perche, des rubans d'œufs sur les herbes et les rochers.

Alimentation 

Invertébrés et petits crustacés. Elle dévore aussi le frai et les alevins d'autres espèces.

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