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Les poissons de Wallonie

Goujon

L'intérêt de sa pêche

Voilà le seul poisson pour lequel la pêche est autorisée en remuant le fond avec les pieds.
C'est la grattée, dite aussi la marouille, la jambière ou trousse-culottes.


Il vit en bancs dans les eaux relativement limpides, sur les fonds de sable et de graviers.
Son corps est d'un brun lumineux, ponctué sur les flancs d'une ligne de tâches sombres, et ses nageoires sont mordorées.
Il mesure de 8 à 15 centimètres pour 30 à 50 grammes. Le goujon fait un très bon vif pour la pêche des carnassiers.

Répartition et habitat

Présent dans toutes nos régions, il aime les eaux claires et rapides mais pas trop fraîches et ne dédaigne pas celles des étangs et des lacs.

Reproduction 

 En mai-juin, dans les courants, la femelle dépose de 1000 à 3000 œufs sur les cailloux du fond et la végétation.

Alimentation 

Poisson fouisseur, doté d'une bouche protractile et de deux barbillons pour détecter ses proies sur le fond, il est friand de petits invertébrés (vers ou larves) et de débris organiques divers.

Gardon

L'intérêt de sa pêche

C'est le poisson de la pêche au coup par excellence, qui mord à tout et se capture d'un bout de l'année à l'autre. (se référer à l'arrêté Ministériel de la R.W. du 29 janvier 2007(2007/200619) 

Son corps fusiforme mais assez haut est entièrement recouvert d'écailles brillantes.
Son dos est vert foncé avec des nuances bleutées.
A l'exception des pectorales, ses nageoires sont teintées de rouge.
Sa taille adulte varie de 5 à 30 centimètres, et il peut peser jusqu'à un kilo.
Il fournit en outre aux amateurs d'honorables fritures.

Répartition et habitat

Il est présent dans toutes les eaux tempérées des étangs, lacs, rivières et fleuves , pourvu qu'il puisse se tenir à l'abri des courants.

Désormais, on le rencontre sur l'ancien territoire de la truite fario (zones de première catégorie dégradées), alors que son espace de prédilection reste plutôt dans la zone à brème où les carnassiers en font d'ailleurs une grosse consommation.

Reproduction 

Entre avril et juin, la femelle dépose, dans les herbiers des berges, de 50 000 à 100 000 œufs dont l'incubation dure 3 à 4 jours, puis les larves écloses se fixent à la végétation, grâce à leurs glandes adhésives.Quand la température est assez chaude, le départ des alevins en pleine eau, est l'affaire à nouveau de 3 ou 4 jours.

Alimentation 

 De nature opportuniste, il goûte à tout : zooplancton surtout, larves, gammares, petits mollusques, insectes et végétaux (on le pêche à la mousse).

Chevaine (Chevesne)

L'intérêt de sa pêche

On peut le pêcher toute l'année (se référer à l'arrêté Ministériel de la R.W. du 29 janvier 2007(2007/200619), à toutes sortes de techniques dont la pêche à la mouche.

Une tête massive, une large bouche, le chevesne (on écrit aussi chevaine) est l'un des plus gros cyprinidés de nos rivières.
Il peut mesurer jusqu'à 70 centimètres pour un poids de 6 kilos.
Mais en moyenne, il fait de 20 à 50 cm, et de 600 grammes à 4 kilos.
Les larges écailles argentées de son corps fuselé sont bordées d'un liseré sombre.
Son dos est brun et ses nageoires colorées de rouge.
Il vit en bancs importants qui regroupent, en général, des individus de même taille. 

Répartition et habitat

Présent un peu partout en France, son milieu préféré, c'est les eaux rapides, fraîches et bien oxygénées, mais on le trouve aussi dans les courants lents et les eaux troubles des fleuves, ainsi qu'en lac.

Reproduction

Entre avril et juin, les géniteurs se rassemblent en grand nombre, en eaux calmes, à proximité des herbiers ou des gravières pour y déposer leurs œufs très collants (au moins 100 000 par femelle).

La fréquente cohabitation entre chevesnes, vandoises et ablettes produit des poissons hybrides qui ne s'identifient vraiment à aucune de ces espèces.

Alimentation

Le chevesne est résolument omnivore.

Tout y passe : invertébrés aquatiques, insectes des berges, graines et fruits - la pêche du chevesne à la cerise est un grand classique - végétaux divers.
Il est tout aussi friand de déchets alimentaires qu'il recueille à la sortie des égouts.
Et les plus gros chevesnes sont volontiers carnassiers.

Épinoche

L'intérêt de sa pêche

Les enfants aiment bien l'asticoter.

L'épinoche a une bien belle robe dont la couleur varie du verdâtre à l'argenté en passant par le bleu ; sans oublier le rouge dont s'orne le ventre du mâle en période nuptiale.
Mais attention, qui s'y frotte s'y pique : elle a trois épines sur le dos et deux sur les flancs. Sa taille : 5 à 8 centimètres (plus petite, l'épinochette lui est apparentée).

Répartition et habitat

L'épinoche est un poisson qu'on trouve dans les eaux peu profondes des lacs ou des rivières.
Il affectionne les habitats où une végétation aquatique est présente.
Il tolère bien les eaux saumâtres des estuaires et peut se rencontrer dans l'eau salée.
Ce poisson est répandu en Europe, dans les eaux littorales et intérieures.

Son succès au niveau de son expansion peut s'expliquer par le comportement eurytherme ou euryhaline des individus. 

Reproduction 

Entre avril et juin. Avec des végétaux, le mâle construit un nid et invite chaque femelle qui passe à venir y pondre ses œufs.

Ensuite il monte la garde et protège ses alevins contre les éventuels prédateurs.

Alimentation

Zooplancton, œufs de poissons et petits invertébrés. 

Chabot

L'intérêt de sa pêche

Ne mord pratiquement pas à la ligne.

Dépourvu de vessie natatoire, c'est un nageur médiocre qui se cache sous les pierres, réussissant l'exploit de passer inaperçu tout en étant abondant.
Une tête énorme, un corps conique marbré de brun, de très amples nageoires pectorales, des écailles minuscules… le chabot atteint 15 centimètres tout au plus.

Répartition et habitat

Un peu partout en Belgique, dans les rivières à truites et les lacs bien oxygénés.
Dans le Lez, une rivière de l'Hérault, une nouvelle espèce a été découverte : Cottus petiti, le chabot du Lez.

Reproduction

En mars-avril, la femelle dépose de 100 à 500 œufs, dans un nid que le mâle a creusé et qu'il protège pendant la vingtaine de jours que dure l'incubation

Alimentation 

 Invertébrés, œufs et alevins de poissons.

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