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Les poissons de Wallonie

Vandoise

L'intérêt de sa pêche

Au coup, à la mouche et à la volante, on la pêche toute l'année, de la même façon que l'ablette.
Il est interdit de l'utiliser comme vif.

Répartition et habitat

La vandoise peuple les eaux rapides rarement en eaux calmes, dès lors qu'elles sont claires et pures et les fonds sableux ou graveleux.
Elle s'adapte facilement à des conditions locales moins favorables, pourvu que la température ne soit, pas inférieure à 18° C en été.
Ce poisson se déplace en bancs et se mêle souvent au chevaine.
On le voit souvent guetter les insectes près de la surface.

Reproduction 

La fraie a lieu entre mars et mai.
Durant toute cette période, la peau du mâle se couvre de tubercules nuptiaux, identiques à ceux des cyprinidés.
La femelle, qui ne pond pas à une température inférieure à 9° C, remonte les cours d'eau souvent sur plusieurs kilomètres.
La reproduction collective en bancs a lieu dans les remous et sur un fond graveleux.
Chaque femelle pond dans le courant jusqu'à 12.000 oeufs d'environ 2 mm de diamètre, lesquels sont immédiatement fécondés par le mâle.
Emporté dans un premier temps par le courant, la frai pélagique au début va ensuite se coller sur le fond.

Alimentation 

Petits invertébrés, larves et insectes en surface.

Ce poisson est le plus connu et le plus vif de la famille des cyprinidés.
Une vandoise moyenne mesure de 15 à 25 cm pour un poids d'environ 250 gr. Bien que rares, les trophées atteignent de 30 à 40 cm de long et pèsent plus de 500 gr.
Les pêcheurs qui trouvent une vandoise au bout de leur ligne ne s'en réjouissent pas tous, car il s'agit d'un poisson dont la chair n'est pas très appréciée à cause de ses très nombreuses arêtes, par conséquent, il ne présente pas de réel intérêt.
Si certains pêcheurs on malgré tout envie de la traquer, par plaisir, il choisissent de préférence la saison de juin à octobre, on peut en capturer également en hiver.
La vandoise se pêche bien à la mouche ou à la posée.
Quelle que soit la méthode, il faut s'équiper d'un matériel fin et présenter l'appât à la surface de l'eau.
La vandoise faisant partie des poissons extrêmement farouches, le pêcheur doit prendre certaines précautions, notamment faire le moins de bruit possible.

Vairon

L'intérêt de sa pêche

Il se prend facilement, notamment à la carafe, un récipient spécialement conçu pour sa capture.
C'est surtout un très bon vif pour pêcher les carnassiers.

Plus petit poisson de nos eaux douces (4-7 cm et 10 grammes), il vit en bancs de centaines voire de milliers d'individus.
Son corps est cylindrique, de marron à gris vert, le ventre blanc. Ses écailles sont minuscules.

Répartition et habitat

Les eaux courantes et fraîches des rivières à truites, dont il est une des proies préférées.

Reproduction 

En juin, dans le courant, sur un fond de sable ou de graviers. La femelle pond quelques centaines d'œufs. Le mâle arbore un ventre rouge. 

Alimentation 

 Vers, larves, insectes et algues.

Truite de mer

L'intérêt de sa pêche

Sa pêche s'apparente à celle du saumon.
La truite de mer appartient à la même espèce que la truite fario ; elle n'en est qu'une forme migratrice.
Elle ressemble beaucoup au saumon : corps fuselé, robe argentée, taches noires étoilées.
Pour l'en différencier, on remarque surtout que sa bouche est plus fendue, que sa nageoire adipeuse comporte un liséré orangé, et que le bout de sa nageoire caudale est droit.
Elle est aussi, en moyenne, de plus petite taille que le saumon : 30 à 70 centimètres pour 500 grammes à 5 kilos.
Quelques rares spécimens dépassent les 10 kilos.

Répartition et habitat

Elle est bien présente en Bretagne et en Normandie, dans les fleuves côtiers de l'Atlantique, de la Manche et de la Mer du Nord.
Elle remonte sur les bassins de l'Adour, la Garonne, la Charente, la Loire et le Rhin.
La plus belle rivière à truite de mer est une rivière normande : la Touques.
Poisson aux mœurs nocturnes, le jour elle reste inactive en eau profonde.
Le soir venu, elle gagne les courants.

Reproduction 

Elle remonte sur les frayères des petites rivières après avoir passé en mer de 3 mois à un an.
En décembre, la femelle pond 2000 œufs par kilo de son poids dans un nid de graviers.
Les alevins séjournent entre 2 et 5 mois en eau douce, (certains restent de 1 à 3 ans) avant de subir comme les saumoneaux la "smoltification" et d'aller grossir en mer.

Alimentation 

En eau douce, la truite de mer mange des invertébrés, des crustacés et des poissonnets ; en mer, elle consomme beaucoup de crevettes.
Elle ne se nourrit pratiquement pas lors de sa remontée.

Truite de rivière

L'intérêt de sa pêche

Poisson sauvage, combatif et rusé, la truite fario a tellement passionné des générations de pêcheurs qu'ils pratiquent pour la prendre une multitude de techniques.
Sa reproduction est protégée par la fermeture de la pêche entre septembre et mars. Taille légale de capture entre 18 et 25 cm selon les régions.
Il existe une grande variété de truites et une multitude de souches mais les spécialistes s'accordent à dire que toutes ces formes relèvent d'une même espèce : la truite fario.
Donc, si l'on fait abstraction de la diversité des robes qu'elle emprunte, en fonction de son habitat, la truite-type a un corps fuselé, bien adapté à la nage en eau vive.
Sa tête est conique et sa bouche armée de petites dents pointues.
Son dos et ses flancs, de couleur brune, dorée ou argentée, sont piquetés de points sombres et colorés (souvent rouges).
Sa taille adulte varie de 20 à 70 centimètres, pour un poids de 200 grammes à 10 kilos. Dans les grands lacs, les plus grosses peuvent atteindre le mètre et peser jusqu'à 15 kilos.

Répartition et habitat

La truite fario est le symbole des eaux pures, limpides et (relativement) épargnées par la pollution.
Elle donne son nom à la zone piscicole à l'amont des rivières, celle des torrents et des cours d'eau riches en oxygène.
Mais elle s'adapte aussi aux eaux plus chaudes des rivières de plaine.
Présente partout, tant dans les lacs que dans les ruisseaux minuscules où elle remonte parfois frayer, la truite fario est un poisson territorial : elle occupe un poste précis et respecte une certaine hiérarchie : la plus grosse est la mieux placée pour intercepter la nourriture.

Reproduction 

En automne, les géniteurs remontent la rivière, à la recherche de fonds de graviers, les frayères, qu'ils trouvent souvent dans les petits tributaires (affluents).
Au cœur de l'hiver, quand l'eau est entre 5 et 10°C, chaque femelle creuse un nid dans les cailloux et y pond quelques centaines d'œufs (en principe : 1000 à 2000 par kilo de son poids) que le mâle féconde.
Recouverts de cailloux, les œufs éclosent après environ deux mois. 

Alimentation 

La truite est un carnassier, au régime alimentaire très varié : invertébrés, insectes, vers, mollusques, crustacés, batraciens et poissonnets, notamment les vairons.

Un habitat à protéger​ 

Bien présente encore, mais fragile, la truite fario souffre des pollutions industrielles, agricoles et domestiques (produits chimiques, pesticides, matières organiques) qui dégradent la qualité de l'eau.
Par ailleurs, les agressions qu'elle subit dans son habitat sont nombreuses : ruisseaux recalibrés, microcentrales hydro-électriques qui bloquent les migrations, frayères colmatées par l'érosion des sols et les matières en suspension…
Sa protection passe d'abord par la restauration des milieux aquatiques et la préservation des souches locales.

Tange

L'intérêt de sa pêche

C'est un poisson de la saison chaude qui a une très belle défense au bout de la ligne.
Elle se pêche au coup de diverses manières.

Au Moyen Age, le mucus abondant qui recouvre sa peau était un remède réputé.
On lui prête encore de nos jours un pouvoir cicatrisant.
Son corps est massif, sa robe vert foncé ou mordorée, ses nageoires grandes et arrondies, ses écailles très petites.
Deux barbillons ornent la commissure de ses lèvres particulièrement épaisses.
Ses yeux sont cerclés d'or.
Sa taille adulte : 20 à 60 centimètres, pour un poids de 800 grammes à 6 kilos.
La tanche est un poisson frileux qui hiberne longtemps et ne se manifeste pas tant que la température de l'eau n'a pas passé les 10°C.
Elle affectionne les herbiers, notamment les bancs de nénuphars, sous lesquels elle fait entendre régulièrement des "smacks" - les fameux "baisers" de la tanche - lorsqu'elle cherche sa nourriture.

Répartition et habitat

On la rencontre même en Corse, c'est dire si sa répartition est vaste.
C'est dans les lacs et les étangs riches en végétation qu'elle est le plus à son aise, mais les grandes rivières et les fleuves bien pourvus d'herbiers lui conviennent aussi.
C'est d'ailleurs là qu'on pêche les plus beaux spécimens.

Reproduction 

Entre mai et juillet, la femelle dépose dans les herbiers jusqu'à un million d'œufs, dont l'incubation dure de 5 à 8 jours.
Les larves restent fixées à la végétation, grâce à une papille adhésive, jusqu'à ce que la réserve de nourriture de leur sac vitellin soit épuisée.

Alimentation 

La tanche fouille la vase pour y trouver larves d'insectes, petits crustacés, mollusques.
Elle se nourrit aussi de zooplancton, de jeunes pousses et de débris végétaux.

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