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Autres poissons

Truite arc-en-ciel

La truite arc-en-ciel est un grand amateur de courants rapides ,d'ou une présence massive dans les fleuves et les rivières.
On la trouve également dans les lacs et les étangs puisque son extension en Europe résulte de mesures d'implantation.
Ce n'est pas une espèce secondaire ; elle se déplace beaucoup et a besoin d'un vaste territoire.
Ce poisson peu farouche évolue dans les eaux claires, mais va chercher sa nourriture jusqu'à 10m de fond.
Il se plait dans les remous ou l'écume formée au pied des cascades et dans les dépressions profondes ;On sait qu'il excelle dans la nage à contre-courant.
On dit cette espèce moins sensible ou moins exigeante que la truite de rivière car elle évolue aussi bien dans les eaux plus chaudes, trouble ou pauvres en oxygène.
Si elle trouve un habitat à sa convenance, elle supporte tout l'été des températures avoisinant 22°C et même supérieures durant un bref laps de temps. 

Mais cela vaut seulement pour les poissons remis en milieu naturel avant l'âge de un an ; en effet, au-delà de cette phase de croissance et à l'âge adulte, la truite arc-en-ciel tolère mal un changement d'habitat.
Malheureusement, cette pratique est très courante, car elle vise à rendre les sites de pêche plus attractifs.
Alors que dans les bassins de pisciculture, les poissons sont habitués à une alimentation industrielle, on les prive délibérément de nourriture avant de les transplanter dans un milieu naturel car un poisson affamé mord plus facilement à l'hameçon.

A moins d'être capturées auparavant, les truites arc-en-ciel connaissent une mort cruelle : fragilisées par la faim et les gros écarts de température, elles ne s'adaptent pas à leurs nouvelles conditions de vie. A cela viennent s'ajouter les maladies (mycoses).
Par contre, un élevage correct permet à l'espèce de s'intégrer dans des milieux plus ou moins désertés aujourd'hui par sa cousine la truite de rivière qui est beaucoup plus fragile et ne supporte pas des eaux de moins bonne qualité en raison de la pollution.

Il est difficile de déterminer la période exacte de reproduction car elle dépend de facteurs spécifiques pour chaque souche d'élevage.
La plupart des informations à ce sujet émanent d'Amérique du Nord, le pays d'origine de la truite arc-en-ciel.
Si en Europe, ce poisson parvient aujourd'hui à se reproduire dans un biotope naturel, sa reproduction este malgré tout aussi problématique que son adaptation.

La fraie a lieu de novembre à mai.
Dès que la saison commence, les femelles partent à la recherche d'un endroit adéquat, sur un fond sableux ou graveleux, où elles creusent un trou.
Elles sont très convoitées par de nombreux mâles rivaux.
Une fois la nidification achevée, la femelle et un mâle se blottissent côte à côte dans la cavité où elle dépose ses œufs et lui sa laitance.
Puis le frai est fécondé par un deuxième mâle ; après l'avoir recouvert de sable ou de gravier, la femelle creuse un autre trou tout près du premier.
A chaque étape, elle pond entre 700 et 4000 œufs de 3,5 à 6 mm de diamètre.
Ce processus se répète jusqu'à la fin de la ponte, soit environ 2 000 œufs par kilo de son poids.

Dans son pays d'origine, la truite arc-en-ciel mesure 1,3 m pour un poids maximum de 15 kg.

L'espèce européenne, nettement plus petite, fait en moyenne de 30 à 50 cm pour un poids de 5 kg.
Sa croissance rapide et ses goûts alimentaires- elle consomme aussi bien d'autres poissons que leur frai-font de la truite arc-en-ciel un danger pour les populations autochtones livrées à sa voracité.
Elle n'hésite pas non plus à manger ses propres congénères.

La pêche de la truite arc-en-ciel est prolifique entre juillet et septembre.
Les pêcheurs avertis s'équipent d'un matériel mi-lourd pour capturer ce poisson à la mouche ou à la cuiller.
Il est important de connaître les bons postes qui, souvent, sont situés près de cavités creusées dans la paroi des bergers et balayées par l'eau, d'arbres retombant dans l'eau et de dépressions boueuses.
L'hameçon peut tomber à une profondeur variable puisque, selon les humeurs, la truite arc-en-ciel mord aux appâts proposés juste sous surface et jusqu'à 10 m de profondeur.

Poisson-chat

Le poisson-chat aime les fonds boueux et se montre particulièrement sensible à la pollution.
Il peuple les lacs et les grandes étendues d'eau limpide où la végétation est abondante.
On rapporte parfois la présence du poisson-chat dans des eaux polluées, mais c'est une information erronée: tenu du grand nombre d'espèces que comprend cette famille, il est probablement confondu avec un autre silure, plus résistant.

Ce poisson a une activité essentiellement nocturne.
Son penchant à se nourrir également de frai en fait un ennemi des pêcheurs, d'ou l'arrêt des mesures d'implantation.
Pour la reproduction, qui à lieu d'avril à juillet, le couple géniteur aménage un nid rudimentaire avec des végétaux, dans lequel la femelle dépose ses oeufs collés en boulettes visqueuses.
Ce sont les mâles qui protègent le frai et les larves, écloses après 4 à 6 jours d'incubation.
Les juvéniles privilégient les eaux peu profondes et chaudes.

Il vivent en petits groupes formant des grappes. Le poisson-chat mesure de 20 à 30 cm, sa taille maximum connue atteint 48 cm.
Il est plus astucieux d'attendre le soir ou la nuit pour le pêcher. On le capture avec une ligne de fond légère, en proposant l'appât sur le fond ou presque.

Orfe

Si l'orfe privilégie l'entre deux eaux des fleuves, il évolue également dans de grands milieux clos à végétation luxuriante et même dans les eaux saumâtres de la mer Baltique.
Aux différentes phases de sa croissance, il se déplace en bancs pour trouver sa nourriture à une profondeur moyenne.
C'est un poisson très actif, capable de parcourir d'assez longues distances en un an.
Sa réputation de prédateur pour l'orfe de grande taille n'à pas encore été prouvée à ce jour, la rumeur repose vraisemblablement sur la confusion avec le chevaine.

De mars à mai, les poissons remontent les fleuves pour frayer.
L'orfe des lacs se contente d'un milieu peu profond dès lors qu'il y trouve un fond caillouteux.
Si la période de reproduction n'altère pas radicalement son caractère grégaire, il a malgré tout tendance à se détacher de son banc en fin de fraie.
Une femelle pond jusqu'à 100.000 oeufs de 1,5 à 2,3 mm de diamètre sur des cailloux ou des racines immergées.
La peau des mâles se couvre de tubercules nuptiaux durant la fraie.
La taille moyenne d'un orfe est de 30 à 50 cm pour un poids de 0,25 à 2 kg.
Les plus gros spécimens connus pèsent environ 6 kg et mesurent 80 cm.

L'orfe se pêche surtout entre juin et octobre, la technique au coup ou à la posée, en général à la surface de l'eau, donne de bons résultats en été.
Comme ce poisson se réfugie dans une eau plus profonde au printemps et en hiver, l'appât doit être présenté au ras du fond à cette période de l'année.
Les bons postes se trouvent près de turbulences, par exemple derrière des piles de ponts et des plates formes ou au dessus de bancs de sable.

Perche soleil

La perche-soleil choisit son habitat suivant trois critères, la limpidité de l'eau, sa faible profondeur, une dense flore benthique.
C'est pourquoi elle vit essentiellement dans de petits lacs et des étangs des zones tempérées.
Elle colonise également des cours d'eau et de plus grands lacs si les eaux y sont calmes et la faune aquatique suffisante.
On la trouve par exemple dans les bras morts des rivières et dans des lacs qui se réchauffent vite en été.
Un ou deux mètres de profondeur lui suffisent la plus grande partie de l'année; elle ne recherche des zones plus profondes qu'en hiver.
D'une manière générale, la perche-soleil évolue près des fonds.
Cette croqueuse de frai et d'alevins met en danger les autres populations autochtones.
En cas de surnombre et d'absence d'ennemis dans le milieu, elle est atteinte de nanisme.

Lors de la reproduction entre mai et juillet la robe du mâle assez pâle d'ordinaire, prend une belle coloration.
La tête se couvre de rayures bleues ou verdâtre et la tache sur l'opercule branchial devient plus lumineuse.
Sur le dos vert doré apparaissent des marbrures rouge-brun, la couleur du ventre varie entre orange et rouge-brun et bleues parcourent les flancs jaune verdâtre, la nageoire dorsale est elle aussi parsemée de taches spontanées.

Les femelles ne pondent que si le soleil brille.
Lorsque la température de l'eau atteint 16° C, les mâles partent à la recherche d'un endroit approprié près des berges pour y aménager des nids rudimentaires qu'ils surveilleront jalousement durant toute la période d'incubation.
Entre 15 et 50 cm de fond, l'épaisse végétation abrite des nids très rapprochés les uns des autres.
Après la ponte, jusqu'à 5.000 oeufs de 1 mm de diamètre par femelle, les deux géniteurs montent ensemble la garde, n'hésitant pas à attaquer même des poissons plus gros qu'eux.
Une perche-soleil mesure au maximum 30 cm pour un poids rarement supérieur à un kilo.

La perche-soleil se pêche au coup ou à la posée avec un montage léger, c'est à dire un petit moulinet fixe, une seule ligne fine et de petits hameçons à un ardillon.
Les bons postes se trouvent dans des zones peut profondes et riches en végétation ou débris végétaux ( branchages par exemple ).
On amorce de préférence avec des asticots ou du frai, en présentant l'hameçon le plus près possible du fond ou même sur le fond. 

Huchon

Le huchon privilégie les eaux froides et très peut oxygénées, d'ou sa présence dans les fleuves à fonds graveleux et pierreux.
Poisson sédentaire et fidèle à son habitat, il défend son territoire contre toutes sortes d'ennemis.
Il se meut en général dans des zones profondes à courant soutenu.

Sa reproduction a lieu en mars et avril.
Durant la fraie, la peau du mâle s'épaissit et sa mâchoire inférieure prend la forme d'un crochet, des atouts qui lui permettent de défendre sa frayère car la rivalité est grande.
Les poissons remontent alors le fleuve ou rejoignent des cours d'eau plus petits, sans toutefois parcourir de longues distances l'essentiel étant de trouver un milieu moins profond et riche en oxygène.

Si les conditions sont réunies, ils creusent des trous dans des bancs de sable, ou sera déposé le frai.
Une femelle pond jusqu'à 25.000 oeufs d'environ 5 mm de diamètre, puis les recouvre de petits cailloux.
La fraie étant tardive, l'eau a eu le temps de se réchauffer et les larves se développent beaucoup plus vite que celles d'autres salmonidés.

La taille moyenne d'un huchon se situe entre 80 et 100 cm pour un poids allant de 5 à 10 kg.
D'après les sources connues, il en existe de plus gros spécimens, de 1,6 m pour 52 kg par exemple, mais on les trouves uniquement dans le danube.
La pêche du huchon a lieu surtout entre octobre et février.
Comme c'est le cas pour un bon nombre d'autres espèces, on fait également de bonnes prises immédiatement après la reproduction.
Un pêcheur a plus de chances de capturer un huchon en optant pour le lancer lourd avec une grosses cuillers ou à la ligne de fond, à condition d'équiper son matériel d'un fil épais et d'une empile en acier.
Les meilleurs postes se trouvent près de cavités sous les berges.
Un conseil pour ne pas rentrer bredouille, présenter l'appât au ras du fond.

Son caractère combatif ne fait pas du huchon un poisson facile à pêcher, d'ou la nécessité de se familiariser auparavant avec ses mœurs.
En cas de prise, l'effort du pêcheur sera récompensé car la chair du huchon est excellente. 

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