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Les oiseaux

Martin-pêcheur d'Europe (Alcedo atthis)

C'est une espèce d'oiseaux, espèce type de la famille des Alcedinidae. Le martin-pêcheur est un bon indicateur naturel de la qualité d'un milieu aquatique. 

Caractéristique 

Ses principales caractéristiques sont :

  • une livrée brillante et très colorée (bleue sur le dessus, rousse et blanche en dessous),
  • un bec long et fin,
  • un corps court et trapu,
  • une taille approximative de 16 cm.

Alimentation et technique de pêche 

C'est un oiseau qui se nourrit de petits poissons et petits animaux aquatiques, c'est pourquoi il vit à proximité des étendues d'eau, où il peut se nourrir en abondance.
Cela en fait un oiseau, que les pêcheurs considèrent comme « nuisible », du fait qu'il se nourrit d'alevins.
Sa proie repérée, généralement depuis un perchoir, il plonge en percutant violemment la surface de l'eau et l'attrape, puis avale sa proie, tête la première, dans le sens des écailles.
Si elle n'est pas dans le bon sens, il la lance en l'air et la rattrape avec agilité dans le sens qui lui plaît.
À l'instar des rapaces qui ingurgitent leur proie d'un seul coup, il éjecte par la suite une pelote de réjection constituée des arêtes des derniers poissons digérés.
Le rejet par la bouche de cette pelote est précédé de ce qui ressemble à des bâillements.
Quand le poisson est destiné à être livré aux juvéniles, le martin-pêcheur le retourne pour le présenter tête en avant.
L'adulte rentre alors dans le couloir de sa niche et sert celui des petits qui attend son tour dans un mouvement de "noria" bien régulé au fond de la cavité.
En période de nourrissage, un adulte peut capturer jusqu'à 70 ou 80 poissons dans la journée, ce qui implique une activité permanente.
L'oiseau, très vivace, parcourt un circuit sur son territoire en se posant sur des perchoirs qu'il connaît, bien disposés pour guetter ses proies.
Si sa position est assez haute, il plonge en flèche directement, et ressort aussi rapidement de l'eau grâce à la poussée d'Archimède résultant de l'air emprisonné sous son plumage.
S'il part d'un support trop proche de la surface, il doit d'abord s'éjecter vers le haut avant de se retourner pour plonger.
Mais il peut aussi faire de longues séquences de vol stationnaire avant de plonger. Lorsque sa tentative est récompensée, il se pose et entreprend d'assommer sa proie en la battant sur sa branche par des mouvements de tête alternés, avant de l'avaler, quand il ne va pas la porter à sa compagne (mâle en période nuptiale) ou à ses juvéniles.

Habitat et répartition

Son habitat se situe dans les pentes escarpées et meubles dans lesquelles il peut facilement creuser son terrier.
Il apprécie aussi les falaises calcaires ou sédimentaires, qui se réchauffent facilement au soleil, et les abords des étendues d'eau dans lesquelles il pourra plonger pour attraper sa nourriture.
Il reste dans son territoire de prédilection tant que les eaux ne sont pas prises par les glaces, car cet oiseau craint les hivers trop rudes, et dans ce cas, il migre vers des régions plus tempérées.
Son aire de distribution est principalement l'Europe (où il est la principale espèce de martin-pêcheur), avec des extensions en Asie et en Afrique.

Héron cendré (Ardea cinerea)

C'est une espèce d'oiseaux appartenant à la famille des Ardeidae. 

Description 

De la même famille que les cigognes, les hérons cendrés se caractérisent par un long cou, un bec long et pointu et de hautes pattes. Le héron cendré possède une excellente vue panoramique latérale et une très bonne vision binoculaire frontale. Son ouïe, également très développée, le fait réagir aux moindres bruits suspects. Le héron cendré atteint en général 95 cm de hauteur et une envergure de 1,85 m pour un poids de 1,5 à 2 kg.

Le héron cendré présente un plumage à dominante grise. Les jeunes ont un plumage plus terne : leur dos est gris-brunâtre, leur cou est gris et leur ventre est blanc rayé noir. Ils n'ont pas de "huppe". Les jeunes hérons acquièrent leur plumage d'adulte à l'âge de deux ans. Le héron cendré peut vivre 25 ans. Mais des hérons n'atteignent même pas un an.

Alimentation 

Le héron cendré se nourrit le plus souvent de poissons, mais il n'est pas exclusivement ichtyophage. En effet, son régime alimentaire est également composé de batraciens, de reptiles, de crustacés, de petits mammifères (musaraignes d'eau, campagnols, mulots, rats), d'oiseaux et même de végétaux (bourgeons). Le héron cendré ne néglige pas non plus les insectes et les mollusques terrestres et aquatiques. Il peut digérer les arêtes mais il n'en est pas de même pour les poils de rongeurs qu'il rejette sous forme de pelotes.

Reproduction 

Les hérons cendrés se reproduisent de février à juillet. Ils nichent généralement en colonies, appelées héronnières, au sommet des arbres, aux bords des lacs et des rivières. Les hérons y construisent un nid plat, en forme de plate-forme, où la femelle viendra pondre de 3 à 6 œufs bien clairs. Ces œufs vont être couvés alternativement par les deux parents pendant 25 à 28 jours. A mesure que les petits grandissent, leur appétit devient tyrannique et les deux parents doivent pêcher sans relâche, chacun de son côté. Les jeunes prennent leur envol vers 50 jours et quittent le territoire des parents au bout de 8 à 9 semaines.
Chez le héron cendré, il est très difficile de distinguer les sexes : la femelle a simplement un plumet un peu plus court. 

Caractéristiques 

Le vol du héron cendré est lent, avec le cou replié (lové en S). Ceci est caractéristique des hérons, à l'opposé des cigognes, des grues et des spatules qui étendent leur cou en volant. Leur cri est un fort croassement : « fraaank ». Le héron n'a guère d'ennemis, d'autant qu'il est protégé. Il est même capable de vivre dans les plans d'eau des grandes étendues urbaines.

Habitat 

Grand échassier solitaire (en dehors de la période de nidification), le héron cendré se perche communément dans de grands arbres le long des étangs. Il fréquente tous les milieux humides et peu profonds. Apparemment lent, il va tout de même à 45 kilomètres à l'heure. C'est un migrateur partiel qui ne se déplace généralement pas au-delà de 500 kilomètres; le héron a un territoire peu étendu. Certains sujets demeurent même sédentaires. Quand il chasse, le héron cendré peut demeurer longtemps immobile, le cou dressé, en attendant le passage de sa proie. Lorsqu'elle passe à portée de son bec, il s'en saisit rapidement en projetant vers l'avant la partie supérieure de son cou.

Répartition géographique 

Gallinule poule d'eau (Gallinula chloropus )

Plus simplement poule d'eau, est un oiseau appartenant à l'ordre des gruiformes et à la famille des rallidés.
Elle est très fréquente dans les étangs et les mares, ainsi que dans les cours d'eau où la végétation est suffisamment dense.

Caractéristiques 

  • Longueur : 32-35 cm
  • Envergure : 50-55 cm
  • Poids : 260-400 g

On la reconnaît facilement à son bec rouge à extrémité jaune. Son plumage va du bleu foncé au noir, avec des ailes brunes et une tache blanche au croupion. Ses pattes sont vert-jaune et ne sont pas palmées.

Alimentation 

 Régime alimentaire : omnivore. Elle plonge rarement pour se nourrir mais n'hésite pas à chercher sa nourriture sur la berge.

Reproduction 

Elle nidifie dans les feuillages au bord de l'eau et défend jalousement son territoire, surtout en période de reproduction. Le mâle et la femelle, une fois le couple formé, restent fidèles jusqu'à la mort de l'un ou de l'autre. Les femelles peuvent pondre dans le nid d'une autre et les adultes peuvent adopter ou enlever les poussins d'autres femelles pour les élever. Les petits sont élevés par les deux parents. Un couple de poules d'eau peut avoir jusqu'à quatre couvées chaque année, de mai à septembre. Les jeunes de la première couvée aident leurs parents à élever ceux de la seconde. Les poussins ont une zone de peau rouge sur la tête ; ils sont nourris par les parents jusqu'à ce qu'ils apprennent à trouver leur nourriture seuls, soit environ deux semaines.

Répartition 

L'aire de répartition de cette espèce est très vaste, couvrant les Amériques, les Antilles, l'Europe et l'Afrique ainsi que la région malgache, l'Asie du sud et certaines îles du Pacifique (voir les sous-espèces pour plus de précisions). 

Grand cormoran (phalacrocorax carbo)

Le grand cormoran, ou cormoran commun, est un oiseau marin qui appartient à la famille des phalacrocoracidés dont les cormorans sont les seuls représentants.
Cette espèce présente une très large aire de distribution (Europe, Asie, Océanie, Afrique, et une frange est de l'Amérique du Nord), au sein de laquelle on distingue habituellement 5 à 7 sous-espèces.

Caractéristiques

  • Nom scientifique : Phalacrocorax carbo
  • Taille : 90 cm
  • Envergure : 150 cm
  • Longévité : 20 ans
  • Nidification : d'avril à juin

Le plumage du grand cormoran est entièrement noir, à l'exception de la période de reproduction pendant laquelle apparaissent quelques taches blanches, notamment au cou. Les oiseaux les plus jeunes ont un plumage plus clair. Le bec des grands cormorans comporte une large tache jaune à la base, ce qui les distingue, outre leur plus grande corpulence, des autres espèces. Le grand cormoran peut plonger jusqu'à 10 mètres de profondeur pour capturer sa proie, voire 30 mètres.

Comportement

Le grand cormoran ne peut franchir que 50 km pour chercher ses proies : des poissons qu'il pêche en plongeant par intermittence, entre deux parcours à la nage. Ses pattes sont largement palmées et ses yeux sont équipés de cristallins suffisamment déformables pour s'adapter à la vision sous l'eau. Il ne peut toutefois y demeurer longtemps car il ne possède pas comme les autres palmipèdes de glande uropygienne (sur le croupion) permettant d'imperméabiliser son plumage. De ce fait, l'eau mouille son plumage et leste l'oiseau lui permettant d'aller plus en profondeur pour attraper des poissons. De plus, le grand cormoran a l'étrange habitude de nager non pas sur l'eau mais le corps à moitié voire complètement sous l'eau un peu comme un sous-marin dont le périscope sortirait en surface.

Perché ou au sol, il passe parfois des heures à se sécher, ailes et queue déployées (on parle de position en étendard). Ce comportement pourrait également avoir un rôle social et un rôle dans la digestion.

Protection

Considéré, en Europe, comme une espèce menacée dans les années 70, la sous-espèce continentale du grand Cormoran (Phalacrocorax carbo sinensis), ainsi que la sous-espèce marine (Phalacrocorax carbo carbo) ont été protégées dans tout l'espace européen par la Directive oiseaux de 1979. Cette protection a permis la remontée des effectifs européens à partir des pays où l'espèce s'était maintenue (essentiellement Danemark et Pays-Bas). La prolifération de ces espèces oblige la plupart des pays d'Europe à délivrer des autorisations de tirs pour réguler un peu les populations et limiter un peu les dégâts considérables sur l'équilibre écologique des rivières (c'est un oiseau de mer !) et la pisciculture

Nidification

Les mesures de protection et l'accroissement des ressources alimentaires (suite à l'eutrophisation des eaux continentales et côtières) ont permis, à partir du milieu des années 80, une expansion des zones de nidification à toute l'Europe du nord : Danemark et Pays-Bas, mais aussi Belgique, France, Allemagne, Pologne et Suède.

Canard colvert (Anas platyrhynchos)

C'est un oiseau de l'ordre des ansériformes, de la famille des anatidés et de la sous-famille des anatinés.
C'est certainement le plus connu et reconnaissable de tous les canards, du fait de l'existence de races de canards domestiques issues de cette espèce. 

Description 

 

Morphologie

Sauvage, le colvert mesure de 50 à 68 centimètres de long pour un poids moyen de 1,2 kilogramme pour le mâle et 1,1 kilogramme pour la femelle et une envergure de 78 centimètres à 1 mètre.
Les races domestiques sont en général plus lourdes et pondent plus que les individus sauvages.

Plumage

Le mâle est aisément reconnaissable, pendant la période nuptiale (mue deux fois par an), par sa tête d'un vert brillant (d'où son nom).
Le reste du plumage est gris-brun à blanc, avec un miroir alaire bleu-violet ; le bec est jaune.
Après la période nuptiale, il mue et prend son plumage dit « d'éclipse » (de couleur beige semblable à celui des juvéniles et des femelles) et perd ses rémiges3.
Il vit alors dans les roseaux et les hautes herbes.
Trois semaines plus tard environ, les mâles reprennent alors leur plumage nuptial, cette période court de juin à août.
La femelle a le bec brun, et le plumage plus terne (beige tacheté de brun) et ressemble à celui du Canard noir bien que généralement de teinte plus claire.
Le bec de la femelle est jaunâtre ou verdâtre, plus ou moins tâché de noir, et ses pattes sont rouge-orangées.
Mâle, femelle et juvénile disposent d'un miroir iridescent bleu-violet bordé de barres blanches sur les ailes.
La tête des canetons est plus orangée avec une calotte, le dos, une barre sur l'œil et la face dorsale des ailes bruns foncés, le poitrail blanc.
Les races domestiques peuvent être complètement blanches, noires, vertes comme le Cayuga, ou d'apparence assez semblable à la population sauvage comme les Campbells.
Les canetons domestiques sont le plus souvent complètement jaunes.
Le colvert peut vivre jusqu'à 29 ans, mais vit en moyenne 5 ans.
Comme les autres canards, le colvert cancane, caquète ou nasille. Le cri de la femelle est bruyant et rauque, celui du mâle plus doux.

Comportement général

Le colvert est le canard le moins farouche.
Il s'acclimate facilement à la vie urbaine et craint peu l'homme.
Il se reproduit fréquemment avec d'autres espèces (Canard noir en Amérique, Canard pilet en Europe ou son congénère le canard domestique), ce qui peut poser des problèmes de pollution génétique au sein des populations sauvages (et domestiques).
Il est très grégaire en dehors des périodes de reproduction, et les femelles sont très fidèles aux mêmes territoires en y retournant tous les ans.

Alimentation

Le colvert appartient au groupe des canards barboteurs, ceux qui préfèrent s'alimenter en surface, ou à faible profondeur d'eau, en avançant à coups de pattes circulaires et alternés : il plonge la tête dans l'eau et bascule vers l'avant, ce qui lui permet d'atteindre le fond de l'eau avec son bec. Il s'aventure aussi sur les prairies pour brouter. Il est omnivore et se nourrit de poissons et d'herbes, de graines et de vers, de grenouilles et d'insectes.

Reproduction

28 jours

Parade nuptiale

Le colvert est monogame mais change de partenaire à chaque période de reproduction.
Plusieurs mâles courtisent une femelle, certains pouvant même s'accoupler sans effectuer de parade nuptiale, plus ou moins de force.
La parade a lieu sur l'eau durant tout l'hiver, longtemps avant la saison de la reproduction.
Les mâles tournent autours de la femelle.
Ils tendent le cou puis le projettent vers l'arrière. Ils se redressent en gonflant la poitrine et en sifflant, puis ils dressent ensuite leurs rectrices deux ou trois fois, enfin ils place leur tête vers l'avant au ras de l'eau et se mettent à tourner dans tous les sens.
Généralement, la femelle arrive la première sur le lieu de nidification, et bâtit son nid au sol, dans un endroit caché, près d'un plan d'eau.
Il est composé d'herbe, de jonc et de feuilles, et garni de duvet que la cane arrache à son propre plumage.
Pendant la période de reproduction, le mâle protège énergiquement sa femelle. Il la quitte ensuite dès l'incubation.

Ponte

La ponte a lieu entre février et juillet en fonction de la latitude.
Le nid des colverts est rudimentaire et le choix du lieu sans sophistication, il peut utiliser le sol nu ou des arbres creux.
Il est fait de brindilles et de duvet que la femelle arrache d'une zone particulière de son poitrail.
Le nombre d'œufs varie de 5 à 152, les pontes les plus importantes (jusqu'à 18) sont considérées comme appartenant à deux femelles.
Seule la femelle couve, pendant environ 28 jours.
En effet, le plumage de la femelle lui permet de passer inaperçue au milieu de la végétation.
Si le mâle aidait à la couvaison, le nid serait facilement repéré par les prédateurs et détruit.
Ses principaux prédateurs sont l'homme et les petits carnassiers comme le renard, la martre ou encore la loutre.
Après l'éclosion, c'est encore la femelle seule qui s'occupe des canetons.
Elle les mène au plan d'eau le plus proche et leur apprend à nager et à se nourrir jusqu'à ce qu'ils soient en âge de voler (7 semaines environ).
Ils quittent ensuite le nid. Les canetons pourront se reproduire dès l'année suivante.

Communication

La femelle colvert émet des séries de cancanaments très reconnaissables et très audibles, des « couacs » de moins en moins forts, ces sons ressemblant cependant à ceux du Canard noir. Elle les émet lorsqu'elle désire attirer les autres colverts vers elle, et plus particulièrement ses canetons. Les mâles émettent des « kreep » et des « rab-rab ». Durant la période nuptiale, ils sifflent et grognent.
D'une manière générale on dit que les canards cancanent, canquettent et nasillent.
La femelle sait aussi éloigner les prédateurs du nid en simulant une blessure ; pour ce faire, elle bat des ailes et lance des cris rauques.

Migrations

Les populations boréales hivernent au sud, cependant certains spécimens ne migrent pas. Ce phénomène semble en augmentation, particulièrement dans les villes où les colverts semblent trouver une alimentation suffisante. Un autre phénomène est à évoquer, la pollution génétique rendrait les colverts plus lourds et donc d'une part, moins sensibles au froid, et d'autre part moins aptes à la migration.

Chorologie 

 

Habitat

Ce canard vit dans les zones humides d'eau douce, que ce soit dans les marais, les étangs et les lacs ou les rivières calmes, dans toutes les régions tempérées et subtropicales d'Amérique du Nord, d'Europe, d'Asie, de la Nouvelle-Zélande, et d'Australie, du niveau de la mer jusqu'à 2000 mètres d'altitude. Il vit sur l'eau, et ne va sur la terre ferme que pour la nidification et le repos. Cette espèce est migratrice au nord de son aire de répartition. Par exemple, les spécimens d'Amérique du Nord hivernent au sud du Mexique, et pour quelques-uns d'entre eux en Amérique Centrale et aux Caraïbes de septembre à mai.

Répartition et population

C'est la plus répandue des espèces de canards sauvages et la plus nombreuse en population (9 millions d'individus estimés en Europe de l'Ouest). C'est le canard sauvage le plus présent au Royaume-Uni. Les populations de races de cette espèce sont bien plus répandues et nombreuses encore, plus nombreuses aussi que les races de canard de barbarie.
Sur la période 1974 à 1996, les populations de Canard colvert en Europe croissent partout excepté en Europe centrale où on observe même un déclin. Les chiffres sont inconnus ou incertains dans la région méditerranéenne de France et d'Italie, les pays du Sud de la Baltique (Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Fédération de Russie, et le Maghreb (Algérie et Maroc). Cependant de 1987 à 1996, cette croissance s'est fortement réduite en Europe de l'Ouest et sur la péninsule ibérique et le déclin s'est accentué en Europe centrale. Seules les populations du Danemark, de la région méditerranéenne française et italienne augmentent.
La population sédentaire de ces canards doit atteindre en Europe du nord-ouest et dans le bassin méditerranéen environ 9 millions d'individus dans les années 2000. En France, il existe entre 35 000 et 60 000 couples relativement sédentaires. Les individus sédentaires, en général plus gros que les individus migrants, sont vraisemblablement issus d'hybridations et des lâchers cynégétiques. En Europe, les mâles sont en général plus nombreux que les femelles. En fait, les femelles hivernent souvent plus au sud que les mâles, si bien qu'elles ne retournent que plus tard sur les sites de nidification. En outre, ce fait est aggravé par la mortalité élevée des femelles durant la couvaison. Les effectifs des populations en France sont en légère augmentation, comme ceux du Royaume-Uni depuis les années 1960.
Alors que ce canard n'a jamais été observé avant le début du XXe siècle au Canada, il était même rarement observé dans les années 1930 et 1950, les comptages de population dans les années 2000 suggèrent la présence de plus d'un million d'entre eux. Ils proviennent des provinces de l'Ouest du Canada et des Grands Lacs où il y a des lâchers depuis 1935. Courant des années 2000, les effectifs des populations canadiennes sont en augmentation, malgré de forte disparité annuelle.
Les variétés sauvages ont également été introduites aux Falklands, en Australie et en Nouvelle-Zélande pour la chasse.
Les populations sauvages européenne migrent du nord vers le sud de l'Europe. Elles traversent la France de novembre à décembre. En France, de 30 000 et 60 000 couples restent sédentaires tandis qu'habituellement 180 000 à 200 000 oiseaux y hivernent. Les zones les plus fréquentées sont la Camargue, les marais de la Dombe, le cours du Rhin, les étangs de Moselle, les étangs de la Brenne et les zones humides du littoral Atlantique. Les populations hivernantes repartent vers leurs zones de reproduction du nord se reproduire entre fin février et mi-mai.

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